Systèmes de fenêtres


Fenêtre - n. f. du Lat. fenestra (XIIème). Baie ou ouverture ménagée dans le mur d’une construction pour donner du jour et de l’air à l’intérieur.

Les fenêtres donnent du caractère à la façade. Le style et la richesse architecturales d’une époque assurent aux baies une place souvent considérable qui peut donner le ton dans le caractère monumental des édifices. Les fenêtres les plus anciennes connues par l’homme remontent à plus de dix-huit siècles. Les Egyptiens, Grecs et Romains connaissaient leur usage, mais sous leur forme primitive : un simple trou dans le mur pour laisser passer la lumière et l’air.

Au Moyen-Age les fenêtres continuent à être, comme à l’époque des Anciens, rectangulaires ou cintrées par le haut, et si elles sont plus nombreuses sur les édifices que par le passé, elle restent toujours aussi béantes ou sont garnies de claustra en bois, pierre ou métal.

Plus tard, sous l’influence des traditions architecturales de l’Extrême-Orient, les ouvertures commencent à être comblées de différentes manières. Les vitres de la fenêtre ont été translucides avant d'être transparentes. C’était d’abord du parchemin, de la toile huilée, du mica avant de pouvoir être au 14ème siècle du verre ou du cristal. Le verre acrylique s'y est ajouté à partir du milieu du 20ème siècle. Autre technique utilisée particulièrement dans les sanctuaires : des carreaux sont incorporés dans les dormants et sont tenus dans une résille de plomb fixée au mur ; dans les ouvrants, la résille est fixée à un châssis bois.

La fenêtre a joué aussi un rôle social et politique : un impôt sur les portes et fenêtres instauré en France en 1798 par le Directoire prévoyait une taxation sur le nombre et la taille des portes et fenêtres d’une maison. Cet impôt aida à condamner de nombreuses ouvertures et fut accusé de pousser à la construction de logements insalubres, avec de très petits orifices, donc sombres et mal aérés. Sa suppression ne fut obtenue qu’en 1926.

La Grande-Bretagne connut une taxe similaire, mais qui ne portait que sur les fenêtres.

Elle eut cependant des conséquences architecturales inverse à la taxe française. La classe la plus aisée du Royaume-Uni utilisait l'impôt sur les fenêtres comme référence pour déterminer qui était riche et qui ne l'était pas. C'est ainsi que s'est développée une architecture multipliant les occasions de fenêtres. Dans des cas extrêmes, des faux-semblants ont été posés au-dessus des murs porteurs, simplement par ostentation et pour être membre de la classe au pouvoir. La taxe sur les fenêtres n'a plus été prélevée après 1851.

Aujourd’hui, les fenêtres sont des regards de lumière. L’architecture moderne prend sa source d’inspiration non seulement dans les baies, mais également dans l’impact créé par leurs matériaux : par ses qualités esthétiques et sensorielles, le verre peut valoriser et vivifier la totalité de la construction d’une façade - grâce à son jeu d’échanges de réflexion et de transparence, grâce aux interférences optiques, grâce à la réfraction et à la superposition.

Qu’il s’agisse d’une architecture futuriste ou de la conservation du patrimoine grâce à une reconstruction fidèle au style, les fenêtres en PVC s’adaptent aussi bien à l’urbanisme que leur matériau et assurent à l’esthétique de la construction une liberté qui n’a jamais été aussi totale qu’aujourd’hui.


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